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Onglivia

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La main derrière le dossier

Jimenez Julien, l’auteur d’Onglivia et de sa fiche ongle

J’édite Onglivia depuis MLJ, ma société. Je ne pose pas de gel et je ne prétendrai jamais le contraire. Ce que je sais faire, c’est écouter une professionnelle raconter sa semaine, repérer où sa mémoire se perd, et construire l’outil qui la retient. Voici comment ce logiciel est né, ce que j’ai observé sur des tables de pose, et ce que je refuse d’y ajouter.

Portrait de Jimenez Julien, fondateur d’Onglivia et directeur de la publication du site

Jimenez Julien, fondateur d’Onglivia, éditeur du service au sein de MLJ, SASU immatriculée au registre du commerce de Paris depuis le 30 octobre 2024.

Je construis des logiciels de traçabilité pour des métiers manuels français où la preuve écrite manque cruellement au moment où l’on en a besoin. Onglivia est celui que je consacre à la prothésie ongulaire.

Une capture d’écran envoyée un dimanche soir

Tout commence par un message qu’une prothésiste ongulaire m’a transféré, un dimanche de novembre. Une cliente lui écrivait que ses ongles étaient « fichus », qu’elle avait des rougeurs autour des cuticules et qu’elle irait voir un dermatologue. La technicienne, installée à domicile dans l’Essonne depuis douze ans, m’a répondu la vérité : elle ne savait plus. Pas parce qu’elle travaillait mal, au contraire. Parce qu’entre la pose de septembre et le remplissage d’octobre, elle avait changé de base, terminé un flacon de gel de construction, essayé un top coat d’une autre gamme sur les conseils d’une collègue, et qu’aucune de ces informations n’existait ailleurs que dans sa tête.

Elle avait des photos, bien sûr. Trois cent quarante photos de mains dans sa pellicule, sans date lisible au premier coup d’œil, sans nom, cadrées à des distances différentes, mélangées avec ses propres photos de famille. Elle a passé sa soirée à faire défiler, elle a trouvé deux images qui pouvaient être celles de cette cliente, et elle n’a jamais pu prouver que la fissure existait déjà avant sa pose. Elle a remboursé la prestation et refait les dix ongles gratuitement. Soixante euros, deux heures de poste, et surtout trois semaines à guetter les notifications.

Ce n’est pas un cas isolé et je m’en suis rendu compte très vite. J’ai passé quatre mois à parler avec des prothésistes ongulaires indépendantes, presque toutes entre trente cinq et soixante ans, à domicile, en pièce dédiée ou dans un petit nail bar. Elles avaient toutes le même agenda plein et le même trou noir : la mémoire produit. Le geste est acquis, la clientèle est fidèle, le carnet tourne. Ce qui manque, c’est la trace écrite de ce qui a été appliqué, quand, pendant combien de temps sous la lampe, et avec quel numéro de lot.

Ce que j’ai vu sur les tables de pose

J’ai demandé à être assis à côté, en silence, pendant des rendez vous entiers. C’est là que j’ai compris pourquoi les logiciels existants ne servaient à rien dans cette configuration. Une prothésiste ongulaire a les mains prises en permanence : gants, poussière de limage, pinceau chargé de gel, ponceuse dans une main et doigt de la cliente dans l’autre. Toute saisie qui demande de lâcher le geste, de se laver les mains et de se tourner vers un écran ne sera jamais faite. Elle sera repoussée au soir, puis au lendemain, puis abandonnée.

J’ai vu aussi ce que personne ne raconte : le casier de flacons. Douze, quinze, parfois vingt références debout dans un compartiment en bois, achetées à trois fournisseurs différents, dont certaines ouvertes depuis plus d’un an. Aucune date d’ouverture écrite nulle part. Quand j’ai demandé depuis quand tel gel de construction était entamé, la réponse était toujours honnête et toujours la même : « je ne sais pas, je crois que c’est celui de l’hiver dernier ». Or c’est précisément cette date, avec le numéro de lot, qui départage un défaut produit d’un défaut d’application le jour où quelqu’un pose la question.

Troisième observation, celle qui a le plus changé la conception d’Onglivia : la retouche accordée à contrecœur. Une cliente revient au bout de neuf jours avec deux décollements. La règle de la technicienne, si on la lui demande, c’est sept jours. Mais la cliente est là, l’agenda est plein, la conversation est gênante, et la retouche est offerte. Trois fois par mois, cela fait soixante douze euros de temps de poste qui disparaissent, sans que personne n’en tienne le compte. Aucune des professionnelles rencontrées ne connaissait ce chiffre pour son propre atelier. Toutes l’ont trouvé élevé quand on l’a calculé ensemble.

Pourquoi une fiche ongle et pas un agenda de plus

Le marché français propose déjà beaucoup de logiciels de prise de rendez vous pour les métiers de la beauté, et la plupart des prothésistes ongulaires en utilisent un qui leur convient. Ajouter un agenda concurrent n’aurait rien résolu. Le problème n’est pas de savoir qui vient mardi à quatorze heures, c’est de savoir ce qui a été posé sur cette main il y a onze semaines.

Onglivia est donc volontairement un dossier technique et rien d’autre. Une fiche par cliente et par visite, ouverte au moment où la main se pose sur le coussin, fermée au moment où la cliente se lève. Le type de prestation, l’état de la plaque ongulaire à l’arrivée, chaque référence employée avec son lot et sa date d’ouverture, le temps réel de catalysation couche par couche, la lampe utilisée, la finition, deux photos en cadrage guidé, la règle de retouche applicable et le message d’entretien envoyé. Rien de plus, rien qui ne serve directement le jour où l’on conteste votre travail.

Le cadre réglementaire français a fini de me convaincre. Le règlement européen 1223/2009 impose au fabricant une traçabilité rigoureuse de ses cosmétiques, les règlements REACH et CLP encadrent certaines substances et leurs fiches de données de sécurité, l’ANSM assure la cosmétovigilance et la DGCCRF contrôle. Toute cette chaîne s’arrête net à la porte de la professionnelle indépendante, qui est pourtant la dernière à appliquer le produit sur une personne. Elle n’a aucun outil pour tenir sa moitié de la chaîne. C’est ce chaînon manquant qu’Onglivia occupe.

Mes convictions produit, tenues sans exception

La saisie ne doit jamais casser le geste

Chaque écran d’Onglivia est conçu pour un téléphone posé à plat sur le plan de travail, utilisable avec un seul doigt ganté, dans une pièce éclairée par une lampe articulée. Confirmer les produits repris de la visite précédente prend une touche. Lancer le chronomètre de catalysation en prend une autre. Si une action demande plus de trois gestes, elle est refaite jusqu’à ce qu’elle en demande moins.

Les chiffres affichés sont ceux que la technicienne peut vérifier

Aucun tableau de bord ne montre une donnée que la professionnelle ne pourrait pas recalculer elle même. Le temps moyen de recherche d’une pose, le nombre de retouches offertes, le nombre de visites par gamme : tout est traçable jusqu’à la fiche d’origine. Un chiffre invérifiable est un chiffre que l’on n’ose pas montrer à un assureur, donc un chiffre inutile.

La cliente n’est jamais un adversaire

Onglivia n’est pas un outil pour gagner des disputes. La règle de retouche s’affiche avant la validation de la pose, elle est reprise mot pour mot dans le message envoyé après le rendez vous, et le consentement d’utilisation des photos est distinct du consentement de soin, retirable à tout moment. Une professionnelle qui informe clairement en amont a beaucoup moins de litiges à trancher en aval. C’est le vrai résultat recherché.

Les données appartiennent à la professionnelle

L’export complet, photos comprises, est disponible dans les trois formules, y compris le jour où l’on nous quitte. Aucun mécanisme de rétention, aucun format fermé. Un dossier de traçabilité qui devient illisible quand on change d’outil n’est pas un dossier de traçabilité.

Aucun outil de suivi sur ce site

Ce site ne dépose aucun cookie de mesure d’audience, n’intègre aucun script publicitaire et n’est relié à aucune régie. Je ne saurai pas que vous l’avez lu. Il m’a semblé difficile de vendre un logiciel de traçabilité respectueuse en pistant les personnes venues s’informer.

Comment je travaille avec les prothésistes ongulaires

Onglivia évolue à partir de ce que les techniciennes me remontent, pas à partir d’un plan produit écrit à l’avance. Le suivi doigt par doigt est arrivé parce qu’une professionnelle de Chartres m’a montré qu’un décollement récurrent touchait toujours les mêmes deux doigts d’une même cliente. Le signalement rattaché au lot est arrivé parce qu’une formatrice lyonnaise avait vu trois de ses anciennes stagiaires signaler des échauffements sur une même base, sans jamais pouvoir relier les cas entre eux.

Je fais une démonstration en visioconférence de vingt minutes, avec vos propres marques et vos propres gammes chargées à l’avance, et je réponds moi même aux messages. Quand une professionnelle m’écrit un dimanche parce qu’une cliente l’accuse, je réponds le lundi matin avec la marche à suivre pour sortir le dossier, pas avec un lien vers une base de connaissances.

Je forme aussi, gratuitement, les formatrices gel et vernis semi permanent qui veulent imposer la fiche ongle dès la première journée de leur cursus. Une technicienne qui apprend à tracer en même temps qu’elle apprend à poser ne connaîtra jamais le dimanche soir de la capture d’écran.

MLJ, l’éditeur d’Onglivia

Onglivia est édité par MLJ, société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 500,00 euros, immatriculée sous le SIREN 934 769 837, inscrite au registre du commerce et des sociétés de Paris depuis le 30 octobre 2024 et identifiée à la taxe sur la valeur ajoutée sous le numéro FR44934769837. J’en suis le président et le directeur de la publication.

MLJ est une structure volontairement petite : pas de levée de fonds, pas d’investisseur à rembourser, pas d’objectif de croissance imposé de l’extérieur. Le service vit de ses abonnements, entre vingt cinq et cinquante neuf euros hors taxes par mois. Ce modèle a une conséquence directe et assumée : je n’ai aucun intérêt à revendre vos données, à vous enfermer, ni à gonfler artificiellement le nombre de fonctionnalités pour justifier une augmentation de prix.

Les données sont hébergées dans l’Union européenne, sauvegardées quotidiennement, et le détail du traitement figure dans la politique de confidentialité. Les conditions de souscription et de résiliation sont dans les conditions générales d’utilisation. Les identifiants complets de l’éditeur sont sur la page des mentions légales.

Les neuf articles que j’ai écrits pour les prothésistes ongulaires

Le Dossier de pose est le magazine d’Onglivia. Les neuf articles ci dessous ont paru le 3 septembre 2026, jour de la mise en ligne du site, et sont rangés du plus structurant au plus prospectif. Je les signe et je les tiens à jour : une erreur signalée est corrigée, la date de mise à jour de l’article le dit.

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Décrivez votre situation en quelques lignes, avec le nombre de clientes que vous recevez par semaine et les gammes que vous utilisez. Je réponds sous un jour ouvré, personnellement.

Ouvrir le formulaire jimenezjulien42@gmail.com